Tout sur le chant diphonique mongol

Tout sur le chant diphonique mongol

Tout sur le chant diphonique mongol

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C’est sûrement l’une des traditions mongoles les plus connues mondialement :le khoomii, ou le chant diphonique, a même été inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco en 2010.

C’est sûrement l’une des traditions mongoles les plus connues mondialement : le khoomii, ou le chant diphonique, a même été inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco en 2010. Ce chant issu des steppes et des nomades a d’ailleurs gagné en popularité et en professionnalisme ces dernières années, attirant de plus en plus de jeunes mongols épris de leur culture et de leur pays, en quête de gloire internationale. Vous aurez peut-être la chance de l’entendre lors de votre voyage en Mongolie.

Qu’est-ce que le chant diphonique ?

Le khoomii, mot qui signifie littéralement pharynx, est une technique de chant traditionnelle qui consiste à chanter simultanément avec deux voix, un bourdon grave constant et avec des harmonies changeantes au-dessus. Pour ce faire, il faut utiliser et compresser tous les organes vocaux simultanément, et changer les tonalités en modifiant la position des lèvres et de la langue.

Le khoomii serait né dans les montagnes de l’Altai, comme imitation des sons de la nature : le ruissellement de l’eau, les claquements de vent, les cris des animaux... S’il est aujourd’hui pratiqué par plusieurs nationalités, c’est en Mongolie qu’il reste le plus rependu. Il existe plusieurs variétés du chant, selon la technique et l’organe utilisés.

Le khoomii était traditionnellement exécuté al capella, c’est-à-dire sans accompagnement instrumental. Il était chanté dans les prairies, les paturages et les steppes, principalement comme divertissement à la vie des nomades : la nuit sous la yourte, en journée auprès des troupeaux, pour endormir les enfants... Les grandes fêtes de famille donnaient aussi lieu à des chants de khoomii.

Le khoomii était alors réservé aux hommes, qui n’étaient pas seulement musiciens, mais porteurs de valeurs et de savoirs-faire mongols : un bon chanteur devait être humble et honnête, fort, bon cavalier et lutteur.

Le chant était une partie importante de la vie et de la culture des mongols nomades, comme le décrivait Louis Kervyn dans Moeurs et coutumes mongoles : « Un autre trait caractéristique de nos nomades est leur attrait et leur amour pour le chant. On serait tenté de croire que le Mongol naît musicien. Peuple simpleet bon enfant il raffole du chant. Il chante comme il respire, instinctivement et à tout propos, sur les grands chemins et dans les yourtes feutrées. »

Des nomades aux professionnels

L’art du chant diphonique, en Mongolie, était passé de génération en génération comme élément banal de la vie des nomades. Les jeunes mongols imitaient leurs ainés lorsqu’ils se retrouvaient tous ensemble, par exemple lors de la transhumance ou des caravanes. Ils ne prenaient aucun cours et n’avaient pas d’exercices, par exemple, pour apprendre la technique. Les enfants écoutaient les musiciens et répétaient après eux, jusqu’à trouver leur propre voix.

Depuis, l’enseignement du khoomii a fortement changé. Avec une politique de mise en valeur de la culture mongole, le khoomii est devenu un symbole de la Mongolie, joué à l’étranger comme sur les scènes nationales. Il est devenu un art professionnel, avec un vrai enseignement dans les écoles et les conservatoires.

Si les jeunes mongols apprenaient auparavant auprès de leurs proches en les imitant, ils prennent aujourd’hui des cours de khoomii auprès de maitres. Ces derniers ont développé des mésthodes d’apprentissage, avec des exercices (aussi bien vocaux que physiques), et un accompagnement obligatoire au piano.

L’art de khoomii s’est également ouvert aux femmes depuis les années 1990.

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Questions fréquentes

Le khoomii est la technique de chant diphonique traditionnelle mongole. Ce mot signifie littéralement 'pharynx' en mongol. Il consiste à produire simultanément deux voix : un bourdon grave constant et des harmonies aiguës changeantes, en compressant les organes vocaux et en modulant la position des lèvres et de la langue.

Le khoomii a été inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco en 2010 en raison de sa valeur culturelle exceptionnelle, de son originalité technique et de son rôle central dans la vie et l'identité des nomades mongols depuis des siècles.

Le khoomii serait né dans les montagnes de l'Altai, en Mongolie. Il a été créé comme une imitation des sons de la nature : l'eau qui coule, le vent, les cris des animaux. Il était chanté par les nomades dans les steppes et les pâturages.

Oui ! Bien que le khoomii ait été historiquement réservé aux hommes, il s'est ouvert aux femmes depuis les années 1990. Aujourd'hui, des chanteuses mongoles pratiquent et enseignent cet art à leur tour.

Lors d'un voyage en Mongolie, vous pouvez entendre le khoomii lors de grandes fêtes nationales comme le Naadam, dans les salles de spectacle d'Oulan-Bator, ou encore lors de soirées culturelles organisées pour les voyageurs dans les camps de yourtes.

Mario Biremon

Écrit par

Mario Biremon

Diplômée en journalisme et sécurité internationale, j'ai aussi passé cinq années au Kirghizstan.

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