Le secret des mystérieuses pierres à cerfs de Mongolie
La Mongolie et ses vastes steppes et déserts regorgent de curiosités qui ont alimenté de nombreux mythes et légendes au file des années.
La Mongolie et ses vastes steppes et déserts regorgent de curiosités qui ont alimenté de nombreux mythes et légendes au file des années. Au confins de la province de Khövsgöl, se dresse un site de légende où l'on découvre d'étranges stèles couvertes de gravures de cerfs et autres symboles. Mais que représentent réellement ces monolithes ?
Ces stèles des premières tribus nomades dateraient de l'âge de bronze. On s'y intéressant de plus près on peut comprendre certaines pratiques animistes qui perdurent encore aujourd'hui dans les steppes chez les peuples nomades. Tentons d'en savoir plus !
Pourquoi « pierres à cerfs » ?
Les pierres à cerfs ont été ainsi nommées à cause des motifs gravés sur celles-ci. Sur la grande face dirigée vers l’est, il y a effectivement des dessins de cervidés aux longues cornes, rappelant l’image des cerfs. Ces derniers semblent voler vers le ciel de par leur posture (la tête vers le haut et le corps simulant un mouvement vers le sommet du dolmen).
Signification probable des dessins de cerfs gravés sur les mystérieux dolmens
D’après de nombreuses recherches scientifiques et archéologiques, les dessins de cervidés gravés sur les mystérieuses stèles mongoles rappelleraient le passage de la vie à la mort. En effet, dans la croyance nomade et le chamanisme, les cerfs sont censés transporter les morts dans l’au-delà (d’où la posture des bêtes simulant une montée vers le ciel) et les protéger contre les éventuels dangers auxquels ils pourraient faire face sur la longue route vers l’autre monde. Cette supposition semble se vérifier avec la découverte de tombeaux tout près des dolmens.
Les pierres à cerfs : des stèles réservées aux guerriers ?
Outre les cervidés volant vers le ciel, d’autres dessins typiques ont également été gravés sur la partie basse des pierres à cerfs. Ce sont des représentations flagrantes d’outils et d’armes en tout genre t(haches, couteaux, boucliers, etc.). Selon les fouilles archéologiques, ces derniers dateraient d’environ 1200 ans av. J.C. Effectivement, leurs formes typiques les font ressembler de manière très évidente aux moyens de défense utilisés entre l’âge de bronze et l’âge de fer. Ces gravures peuvent alors indiquer que les personnes enterrées sous les stèles étaient de ce fait des guerriers, et les pierres de cerfs étaient érigées dans le but de rendre hommage à ceux-ci. D’un autre côté, les dessins d’armes sur les menhirs peuvent avoir été incrustés pour que le guerrier puisse faire face aux dangers durant son périple vers l’au-delà.
Un autre fait frappant vient également s’ajouter concernant le fait que les pierres de cerfs sont réservées aux guerriers. Sur la majorité des sites où l’on a découvert les dolmens, les archéologues ont retrouvé des carcasses de chevaux (et de bœufs) entourant les défunts. Une situation qui laisse à penser que ces bêtes ont été sacrifiées et enterrées avec les morts pour qu’ils puissent traverser la route vers l’autre monde aisément et en toute sécurité. Encore une fois, cela reste une théorie, mais pourrait se rapprocher de la « vraie » raison d’être des pierres à cerfs.
Les pierres à cerfs : de magnifiques vestiges du passé ornant les steppes mongoles, et pas que…
Comme il a été dit précédemment, les pierres de cerfs ont été laissées par des civilisations nomades qui vivaient entre l’âge de bronze et l’âge de fer. La majorité de ces stèles (près de 90%) ont été retrouvées en Mongolie. On en compte une petite vingtaine sur le site d’Uushigiin Övör près de Moron et une centaine sur Tsatsyn Ereg près de Karakorum. Toutefois, il faut savoir que des pierres à cerfs ont également été découvertes dans d’autres régions du globe comme en Sibérie. Elles témoignent toutes de l’existence des peuples nomades depuis des siècles avant notre ère et nous montrent à quel point ils ont évolué, tant dans le temps que dans l’espace. Aujourd’hui, les pierres à cerfs sont devenues des monuments historiques nomades qui ornent les steppes mongoles. Elles marquent le passage de ces peuples dans les diverses zones de ces vastes étendues sauvages. La présence de ces dolmens dressés vers le ciel nous dévoile un autre aspect des steppes mongoles : un immense espace vert et sauvage qui ne cessera de conserver d'innombrables mystères.
Vous pouvez découvrir ces mystérieuses stèles avec notre circuit La grande Boucle de Mongolie ! N'attendez-plus et réservez !
Questions fréquentes
Les pierres à cerfs sont des stèles en pierre érigées à l'âge de bronze par les premières tribus nomades d'Asie centrale. Elles tirent leur nom des gravures de cervidés aux longues cornes représentés sur leur face principale, semblant s'élancer vers le ciel. Retrouvées à 90 % en Mongolie, elles sont parmi les vestiges archéologiques les plus mystérieux de la région.
Selon les recherches archéologiques, les cerfs gravés sur ces stèles symboliseraient le passage de la vie à la mort. Dans la croyance chamanique nomade, les cerfs étaient censés transporter les défunts vers l'au-delà et les protéger durant ce voyage, d'où leur posture ascendante représentée sur les pierres.
Les deux sites les plus importants sont Uushigiin Övör, près de Moron dans la province de Khövsgöl, où une vingtaine de stèles sont visibles, et Tsatsyn Ereg, près de Karakorum, qui en compte environ une centaine. Ces sites sont accessibles lors de circuits organisés en Mongolie.
Les pierres à cerfs dateraient principalement de l'âge de bronze, entre environ 1200 av. J.-C. et l'âge de fer. Les outils et armes gravés sur leur partie basse (haches, couteaux, boucliers) confirment cette datation et rattachent ces monuments aux civilisations nomades de cette période.
Non, bien que près de 90 % des pierres à cerfs connues se trouvent en Mongolie, on en a également découvert en Sibérie et dans d'autres régions d'Asie centrale. Elles témoignent de l'étendue géographique des peuples nomades qui les ont érigées bien avant notre ère.


