Le monastère de Khamar

Le monastère de Khamar

Le monastère de Khamar

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SpiritualitéMontagnesTemples2 min de lecture

Fondé en 1821 par le maître Danzanravjaa, le Khamarin Khiid est l'un des sites bouddhistes majeurs du Gobi mongol, à 45 km au sud de Sainshand.

À environ 45 km au sud de Sainshand, sur les flancs de la montagne Sharil, le Khamarin Khiid — littéralement « monastère du contrefort » — est l'un des sites bouddhistes les plus marquants du Gobi mongol. Fondé en 1821 par le poète, dramaturge et maître spirituel Danzanravjaa (1803-1856), il fut détruit pendant les purges staliniennes de 1938, puis partiellement reconstruit. Le lieu reste aujourd'hui chargé d'une forte dimension symbolique, souvent associé au Shambhala mongol.

Pourquoi visiter le monastère de Khamar

  • Un site fondateur de la culture savante mongole, qui a abrité la première école publique, le premier théâtre professionnel et un musée du pays.
  • L'héritage de Danzanravjaa, figure majeure de la littérature et du bouddhisme mongols, classé parmi les « secte rouge ».
  • Un paysage de steppe et de collines rocheuses ponctué de grottes de méditation, dans une atmosphère de pèlerinage encore vivante.
  • Une étape facile depuis Sainshand, capitale provinciale du Dornogovi, accessible par la ligne ferroviaire transmongolienne.

Histoire : Danzanravjaa et le rayonnement de Khamarin Khiid

Khamarin Khiid fut construit en 1821 et constitua l'un des trois monastères du troisième Javzandamba Khutagt, Danzanravjaa, professeur et homme de lettres mongol. Le site était un centre important de la « secte rouge » bouddhiste et le siège de la Gobiin Dogshin Noyon Khutagt (« Terrible Saint Noble du Gobi »).

Critique virulent de la société de son temps, Danzanravjaa luttait contre les distinctions de classes et de sexes alors très rigides. Il consacra de grands efforts à l'enseignement public, qu'il développa au monastère par la création d'une école publique, d'un théâtre, d'un musée et d'une bibliothèque — un ensemble unique dans la Mongolie du XIXᵉ siècle.

Un foyer artistique et intellectuel

Le Namtar Duulakh Datsan, établi dans les années 1830, est considéré comme le premier théâtre professionnel de Mongolie. Le Khuukhdiin Datsan (« collège des enfants ») y formait les jeunes de la région : nombre d'entre eux devinrent chanteurs, danseurs, peintres ou sculpteurs, attachés au monastère ou à la troupe.

L'œuvre la plus célèbre composée ici est la pièce Saran Khokhoo Namtar (« La bibliothèque du Coucou lunaire »), écrite par Danzanravjaa en 1830 et jouée à plusieurs reprises au monastère de son vivant. À sa mort, son serviteur Tudev sauva le texte ainsi que les objets sacrés du monastère ; conservés par ses descendants, ces biens furent remis au jour en 1990.

Apogée et destruction

À son apogée, Khamarin Khiid comptait quatre sections principales — Est Khuree, Ouest Khuree, Tsokhon et Dunkher — avec quatre collèges, plus de 80 temples et plus de 500 lamas résidents. Le temple principal s'élevait sur deux étages. En 1938, le monastère fut entièrement détruit par l'armée lors des purges religieuses qui frappèrent l'ensemble du pays. Aujourd'hui, deux petits temples cérémoniels et plusieurs monuments religieux ont été reconstruits, et une petite communauté de lamas y réside.

Que voir sur le site aujourd'hui

Les temples reconstruits

Deux temples cérémoniels modestes, érigés depuis les années 1990, accueillent les offices et les visiteurs. Ils donnent un aperçu de la liturgie de la « secte rouge » et abritent peintures, statues et objets rituels.

Övgön Suvarga, le stupa du vieil homme

Devant le monastère, le stupa Övgön Suvarga contiendrait les reliques de Danzanravjaa. C'est l'un des points de recueillement les plus importants pour les pèlerins.

Les grottes de méditation

Au nord du site, les flancs rocheux abritent des dizaines de petites grottes. La tradition rapporte que les moines s'y retiraient pour des cycles de yoga et de méditation pouvant durer 108 jours, afin de fortifier corps et esprit. Plusieurs grottes restent encore utilisées aujourd'hui.

Shambhala et énergie du lieu

Le secteur est associé, dans la tradition locale, à l'une des « portes » du Shambhala, royaume sacré du bouddhisme tibétain. Les pèlerins viennent y faire le tour rituel des stupas, déposer des offrandes et marcher dans la steppe environnante, considérée comme particulièrement chargée spirituellement.

Informations pratiques

  • Durée de visite : comptez 2 à 3 heures pour le monastère, les stupas et une promenade vers les grottes.
  • Tarif : entrée modique, donation possible pour la communauté monastique.
  • Saison : praticable de fin avril à octobre ; l'hiver gobi est rude et venteux.
  • À prévoir : eau, protection solaire, vêtements couvrants pour les temples, et chaussures adaptées aux sentiers caillouteux.
  • Étiquette : tour des stupas dans le sens des aiguilles d'une montre, photos discrètes à l'intérieur des temples.

Comment s'y rendre

Le monastère se trouve à environ 45 km au sud de Sainshand, chef-lieu de la province du Dornogovi. Sainshand est reliée à Oulan-Bator par le train transmongolien (trajet de nuit) et par la route. Depuis la ville, le site se rejoint en véhicule tout-terrain en moins d'une heure ; la piste est correcte mais sans transport public régulier. La plupart des voyageurs incluent Khamarin Khiid dans un circuit Gobi avec chauffeur.

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Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Khamarin Khiid se traduit par « monastère du contrefort », en référence à sa position sur les flancs de la montagne Sharil.

Danzanravjaa (1803-1856) était le troisième Javzandamba Khutagt, poète, dramaturge et maître bouddhiste mongol. Il fonda Khamarin Khiid en 1821 et y développa école publique, théâtre, musée et bibliothèque.

Comme la majorité des monastères mongols, Khamarin Khiid fut rasé en 1938 par l'armée lors des purges religieuses orchestrées sous l'influence soviétique. La reconstruction n'a commencé qu'après 1990.

Oui. Deux temples cérémoniels ont été reconstruits et une petite communauté de lamas y réside. Le site est aussi un lieu de pèlerinage régulier.

Comptez 2 à 3 heures pour visiter les temples, faire le tour des stupas et marcher jusqu'aux grottes de méditation au nord du site.

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Le monastère de Khamar s'intègre naturellement dans un circuit dans le Gobi oriental, au départ de Sainshand. Pour bâtir un itinéraire sur mesure mêlant patrimoine bouddhiste, steppes et désert, consultez nos idées de voyage en Mongolie.

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