Un nouveau fossile d’un dinosaure rare retrouvé en Mongolie

Une surprenante découverte dans le sud de la Mongolie soulève de nombreuses interrogations auprès des chercheurs. À mi-chemin entre le cygne et un reptile avec un petit air de pingouin, cette nouvelle espèce de dinosaure, appelée « Halszkaraptor escuilliei »  pourrait bien changer notre conception de l’évolution.

Les fossiles d’un dinosaure étrange auraient été découverts dans la région du Gobi et identifiés comme étant une toute nouvelle espèce jamais encore observée. Ce dinosaure ferait partie d’une espèce carnivore ayant vécu pendant le Campanien, il y a de ça environ 80 millions d’années. En analysant de près le fossile, les chercheurs ont pu classer le dinosaure parmi les vélociraptors, de petits dinosaures carnivores.

Le plus surprenant dans cette découverte reste néanmoins son apparence. Halszkaraptor escu se présente sous un air de pingouin avec un long cou de cygne et deux petites ailes qui ne lui permettaient pas de voler. Son bec, fourni de petites dents laissent à penser que le dinosaure était piscivore (se nourrissait de poissons).  D’après les paléontologues, le Halszkaraptor escu était aussi bien capable de nager que de marcher pour chasser.

Paul Tafforeau, l’un des paléontologues responsables de l’analyse du fossile, déclare : « Il était sans nul doute capable de courir très efficacement sur Terre, contrairement au canard […] Il pouvait aussi se déplacer dans l’eau, comme les pingouins, en utilisant son long cou pour chercher de la nourriture ou pour pêcher en embuscade ».

S’agirait-il d’un faux ?

La question de son authenticité s’est posée depuis sa découverte. Ce fossile particulier n’a malheureusement pas été découvert sous terre par les scientifiques mais provient d’une filière illégale et a été acheté sur le marché international des fossiles.

Pascal Godefroit, membre de l’Institut Royal des sciences naturelles de Belgique à Bruxelles, déclare : « Le commerce illicite des fossiles constitue un défi pour la paléontologie moderne ». Et de continuer : « Exporté illégalement de MongolieHalszka a séjourné dans des collections privées dans le monde entier avant d’être acquis en 2015, et offert aux paléontologues pour étude et pour préparer son retour en Mongolie ».

Acheté par François Escuillié, président d’Eldonia, une société spécialisée en paléontologie, les chercheurs ont tout d’abord pensé à un faux. En effet, le trafic organisé de fossiles est une réalité qui sévit en Chine et en Mongolie et de nombreux malfaiteurs tentent de reconstituer de faux fossiles à partir de fragments d’os d’animaux pour les revendre ensuite.

Pour déceler l’authenticité du fossile, les paléontologues ont utilisé un outil infaillible, le synchrotron européen, à Grenoble. Ce procédé utilise une méthode d’imagerie au rayon X visant à étudier et déceler les plus petits détails du squelette. Paul Tafforeau, explique : « C’est actuellement la méthode la plus performante et la plus précise pour révéler les plus infimes détails d’un fossile sans l’endommager ». Résultat, le fossile s’agit bel et bien d’un dinosaure ayant vécu à l’air Campanien. Le Halszkaraptor escu  est donc le premier dinosaure semi-amphibie jamais découvert.

La Mongolie n’a pas fini de nous surprendre et de nous dévoiler de nouveaux secrets.

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