Le mythe du Olgoi-Khorkhoi

Frank Herbert, l’auteur de Dune, n’a au final rien inventé! Tous revoient l’image de ces grands vers des sables qui caractérise cette saga de science fiction. Et bien la Mongolie n’a rien à leur envier, puisqu’elle a son propre ver géant: олгой-хорхой (prononcé olgoi-khorkhoi), ce qui signifie littéralement, “ver à gros intestin”. Cette créature, également surnommé le Ver de la Mort sévirait dans les sables les plus isolés et les plus arides du Gobi.
Il est décrit comme un ver d’un rouge écarlate, lui donnant l’apparence d’intestin de vache, mesurant entre 60cm et 1, 50 mètre et aussi épais qu’un avant-bras. Il serait difficile de distinguer sa tête de sa queue, puisque le ver n’a ni yeux ou bouche visibles. Certains dires le décrivent également avec des tâches sombres sur le corps, des piquants à chaque extrêmités. On suppose qu’ils ressembleraient à la famille de vers des polychètes et plus particulièrement à l’eunice aphroditois, un ver prédateur aquatique omnivore.

Toute sortes d’histoires extraordinaires circulent à son propos parmis les mongols du coin. Par exemple, il est dit que le ver aurait la capacité de cracher de l’acide sulfurique, dont la moindre goutte ferait rouiler tout objet métallique et pourrait tuer un humain. Il est également raconté, qu’il serait capable de tuer à distance grâce à des décharges électriques. D’autres encore disent, que ce ver est si venimeux, que le moindre contact entraine une mort instantanée.

Ce ver mythique habiterait sous terre, hibernant la plupart de l’année, pour se réveiller que pendant la période de Juin à Juillet. Il est signalé que l’animal peut le plus souvent être observé à la surface les jours de pluie, quand le sol est mouillé. Le ver aurait une préférence pour les rares plantes parasites qui poussent dans le Gobi, tel le goyo, une plante toxique dont le goût est un mélange entre une banane et du céleri.

Bien que les résidents du Gobi content des histoires au sujet du ver depuis des siècles, ce n’est qu’en 1926 que les occidentaux en ont entendu parler via le livre On the Trail of Ancient Man (Sur les Traces de l’Homme Ancien) du professeur Roy Chapman Andrews. Ce paléontologue américain racontait dans l’ouvrage son scepticisme au regard de l’existence du monstre, dont il avait recueilli les histoires auprès des mongols: “Aucun de ceux présent n’ont jamais vu la créature, mais il croient dur comme fer en son existence et la décrivent avec grande précision”.

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