Avoir des enfants avec une femme Mongole

Une relation homme / femme c’est pas toujours facile, vous en conviendrez. Rajoutez y une dose d’incompréhension culturelle, cela pimente agréablement les relations. Saupoudrez le tout de merveilleux enfants, et vous aurez des challenges quotidiens à relever. Jeune papa d’une petite Alexia Enkhriimaa de 4 ans, et d’un petite Anand de 2 ans, voici les 10 défis à relever si vous souhaitez un jour fonder une famille avec une Mongole !

Chéri, j’ai des vergetures

Les femmes mongoles et les vergetures

Voici un point où les femmes mongoles ont les mêmes appréhensions que les femmes françaises : les vergetures pendant la grossesse.

Alors que Nustella, Clarins, ou encore Biotherm auront séduit le coeur des françaises, son homologue Mongole va choisir une tout autre méthode, surprenante, et avec une odeur que je qualifierai de plutôt désagréable. En guide de crème, elle se masse le corps avec du gras de mouton !

La première fois que votre bien-aimée se couche près de vous toute enduite de ce baume hydratant (car oui, ça hydrate bien !), vous avez l’impression que toute la ferme se trouve dans votre lit. Vous lui demandez alors d’où cela vient, et là vous comprenez. Bien sûr vous vous proposez de faire venir des crèmes de France, de mettre de l’huile d’olive, bref de trouver une solution pour ne pas voir se transformer les 9 mois de grossesse à venir en  barbecue permanent, mais sa maman et ses amies lui disent  qu’il n’y a rien de mieux, et vous avez bien peu de poids devant toutes ses dames.

Mon conseil : Essayez de la convaincre, utilisez les dames de votre famille pour discuter avec elle, mais n’oubliez pas une chose : si vous réussissez à la convaincre et qu’elle opte pour la méthode européenne, et qu’au final des vergetures apparaissent, cela sera VOTRE faute à vie… peut être que 9 mois ce n’est pas si long au final

Chérie, on prépare la chambre de bébé ?

Préparer la chambre de bébé en Mongolie

Vous pensiez que la future maman enceinte de 6 mois, la chambre de bébé serait déjà prête, les couches achetées, et le sac pour vous rendre à la maternité bouclé. Vous vous trompiez, car en Mongolie, on n’achète rien avant la naissance du bébé. Pourquoi cela me demanderiez vous ?

Cela serait présumer que le bébé va vivre, et donc selon le principe du “parlé banc” que nous avons déjà énoncé sur le blog, risquer d’attirer les mauvais esprits sur ce bébé et donc qu’il ne survive pas. L’ensemble des vêtements pour bébé, son lit, son petit shampooing, etc devront être acheté après la naissance. Beaucoup de travail en perspective pour papa en quelques jours, vous voudriez lutter ?

Mon conseil : La future maman a pris 20 kg, a les jambes gonflés et des bouffées de chaleur, ses hormones la chagrine alors n’en rajoutez, d’autant que bientôt il y aura bien des choses pour lesquelles vous devrez avoir gain de cause. Alors, allez faire du repérage en douce, et préparez vous à une grosse journée de shopping pendant que la jeune maman s’occupe avec amour de son bébé à la maternité.

Ben alors, il s’appelle comment ?

Donner un nom à une enfant en Mongolie

Bébé est enfin arrivé, cela fait 9 mois que vous attendiez cela. Il faut désormais lui donner un prénom (ben oui, car si vous lui aviez choisi un prénom avant, cela aurait été présager qu’il allait vivre… vous commencez à comprendre)

Vous rêviez de l’appeler Louise ou Nathan, ou de lui donner un beau prénom Mongol comme Enkhriimaa ou Temujin, il va falloir s’imposer car les Mongols ne choisissent pas les prénoms comme nous. Voici les 2 manières de choisir les prénoms auxquelles il m’a été donné l’occasion d’assister :

Toute la famille se réunit à l’arrivée du bébé à la maison. Là, chaque personne va écrire un prénom sur un morceau de papier et le tout sera placé dans un chapeau par exemple. Vous m’avez vu venir de loin et en effet, le prénom de bébé sera bien tiré au sort !

Qu’importe ce qu’en pense la famille, votre épouse préfère aller consulter le lama, et en fonction de la numérologie de bébé, c’est lui qui choisira le prénom de votre enfant. Cela peut être drôle, sauf que les prénoms Mongols ont tous un sens, et que les lamas on parfois la main lourde. Un exemple : Baasandalai, qui signifie littéralement “Un océan d’excréments”.

Mon conseil : trouver un compromis, et le bébé étant bi culturel, alors pourquoi ne pas donner 2 prénoms à l’enfant. Quand il sera à la petite école, alors il pourra choisir le prénom français en France, et le prénom Mongol, en Mongolie. Au contraire quand il sera adolescent, alors il choisira le prénom Mongol en France, et le prénom français en Mongolie.

Certains prénoms ont un sens dans les 2 langues, comme Michèle / Misheel (sourire)

 

Trempez bébé dans l’huile, trempez bébé dans l’eau ça fera un bébé tout beau

Les soins traditionnels de bébé en Mongolie

Les mamans mongoles ont de nombreuses manières traditionnelles de soigner bébé, et vous allez aller de surprise en surprise. Voici un petit florilège des choses dans lesquelles votre bébé risque d’être trempé pendant les premiers mois de sa vie.

Dans le thé noir : Si bébé a des problèmes de peau, ou des boutons, il sera trempé dans du thé noir
La graisse de queue de mouton : De même, la graisse de queue mouton est réputée pour soigner les maladies de peau de bébé. On lui masse également le ventre avec en cas d’Hernie abdominale
Dans l’airag (le lait de jument fermenté) : Hum, mon préféré. On trempe bébé dans l’airag l’été afin de le protéger du soleil, et faciliter son bronzage.
Le résidu d’eau lors de la confection de l’artz (sorte de yaourt mongol) – Shar suu en mongol : C’est le traitement hivernal pour protéger bébé contre la grippe

Mon conseil : Si les syndromes persistent, consultez votre médecin habituel

Maman allaite

Les femmes et l'allaitement en Mongolie

Donner le sein à bébé en Mongolie est un privilège dont toutes les mamans mongoles sont très fières. Au contraire notre société où il est parfois mal vu qu’une maman donne le sein dans un endroit public (alors que nous sommes débordés de publicité érotique à longueur de journée, chercher l’erreur), ici il n’y a pas de tabou, et c’est très bien ainsi. Vous serez fières de votre épouse qui nourrit son enfant pendant de long mois… mais alors que 6 mois d’allaitement semble être un petit record en France, ici la période s’allonge et s’allonge. Le bébé a un an, et vous vous dites que le biberon cela serait pas mal en fait, surtout le soir pour que bébé fasse une bonne et loooongue nuit au lieu de  vous réveiller à plusieurs reprises pour prendre le sein. Le temps passe, et vous revoyez les images de ces mamans mongoles allaitant des bébés qui n’en sont plus depuis bien longtemps, ces repas de famille où le petit dernier de bientôt 4 ans va téter sa maman après ses buutz (raviolis à la viande cuits à la vapeur).

Mon conseil : Organisez la résistance au bout de la première année, mais surtout n’y allez pas de front. Dîtes lui que vous êtes fière d’elle, qu’elle a fait un super travail de maman, mais de que désormais il est temps qu’elle prenne soin d’elle, et qu’une fois l’allaitement arrêté, elle retrouvera rapidement sa ligne d’avant.

La légende du petit lapin marron – Bor khalzan tuulai

La légende mongole du lapin marron

Il fait déjà nuit dehors, et il faut rentrer à la maison avec bébé. Les mauvais esprits sont pourtant réveillés la nuit, et il faut protéger bébé de leur présence. Pour cela les mongols ont une technique éprouvée, ils déguisent leur chérubin en un petit lapin marron pour tromper les esprits ! Pour faire cela, un trait noir à la verticale dessiné sur le front, entre les 2 yeux suffit (souvent avec du charbon, mais du maquillage fait également l’affaire). Les esprits confondront bébé avec un lapin marron, et ne viendront donc pas l’effrayer.

Mon conseil : C’est mignon tout plein, et mis à part un peu de nettoyage une fois rentré à la maison, cette coutume ne présente pas d’inconvénient. Si cela vous agace, c’est que vraiment vos avez fait fausse route en fondant une famille avec une mongole.

Une queue de mouton bouillie, une queue de mouton !

La queue du mouton bouilli en guise de doudou

Au bout de quelques mois, la jeune maman voudra donner à bébé une queue de mouton bouilli à votre cher chérubin pour qu’il suçote cela. Tel un doudou, le bébé se promènera avec sa queue partout dans la maison, et mâchonnera cela à longueur de journée.

Le gras de la queue est réputé en Mongolie pour être sain avec peu de bactérie, en mastiquant cela bébé prendra des forces et du gras. Le gras également laissé sur la peau de bébé la rendra huileuse et donc la nourrira. Le côté négatif est bien sûr la très forte odeur qu’aura votre charmant enfant dès que vous vous approcherez à moins de 3 mètres de lui.

Mon conseil : Pour avoir approché de nombreux enfants ayant été nourri au gras de mouton, c’était le point où j’étais décidé à ne pas céder. Mes enfants sentent le Mixa bébé, c’est peut être moins exotique, mais je leur fais ainsi tous les jours des gros câlins.

Du bantan, encore du bantan

Le Bantan, le plat traditionnel pour les bébés en Mongolie

Il est enfin venu le temps de la diversification alimentaire, et d’habituer bébé à d’autres saveur. Adorant faire les repas, votre babycook fraîchement importée d’Europe, vous êtes dans les starting block. À moi de nourrir bébé ! Purée de carotte, soupe d’aubergines, petits haricots à la vapeur et son filet de poisson, vous avez des recettes pour chaque âge.

Oui, mais voilà, en Mongolie, 2 fois par jour, bébé a droit au même repas : le bantan ! Le bantan est une soupe à la farine et à la viande (mouton / boeuf). C’est très nourrissant,  certes, mais malheureusement il me semble que cette diète comporte de nombreuses carences alimentaires.

Mon conseil : la santé de bébé est en jeu, vous ne devez pas perdre sur ce terrain, même si la maman vous dit “En Mongolie on fait comme ça, et on ne se porte pas plus mal pour autant”… mouais, 2 fois par semaine ta soupe, et reste du temps c’est papa à la popote.

 

Touche pas à mon zizi !

Un traitement particulier pour les petits garçons Mongols

Comme dans beaucoup d’autres endroits, les Mongols éprouvent une grande fierté à avoir un fils. J’ai d’ailleurs été surpris que certains chauffeurs viennent me féliciter pour la naissance de mon deuxième enfant (un garçon) en me disant maintenant, tu es vraiment un père ! De même, la maman me dit depuis qu’Anand est né, qu’elle a désormais fait son job (alors, que je me suis senti 100% un papa dès la naissance de ma fille chérie !).

Bref, les garçons on droit à un traitement spécial, et il y a une coutume qui m’a toujours choqué (ce qui n’est pas si facile que cela) : les adultes touches le zizi du petit garçon, porte les doigts au nez, et font semblant d’éternuer.

Le petit garçon en grandissant, et habitué à cette coutume, vient alors voir les étrangers, parfois à table (en tout cas dans mon cas), met sa main dans sa culotte, touche son zizi, et vous offre gentiment ses doigts à renifler.

Mon conseil : Vous pouvez faire une concession pour le papi Mongol si vraiment ce dernier ne peut s’en empêcher, mais il faut expliquer, via la maman, que vous ne souhaitez pas que votre enfant considère son zizi d’homme comme le saint graal : touche pas à mon zizi !

La cérémonie de la coupe des cheveux (Daakhi avakh yos)

La cérémonie Mongole de la coupe des cheveux pour les enfants

Votre fille à 2 ou 4 ans, votre fils 3 ou 5 ans, il va falloir passer par le stade de la cérémonie de la coupe des cheveux par lequel passe tous les enfants Mongols. Cette cérémonie a quasiment la même importance que notre baptême. Tous les membres de la famille et les amis sont invités, et chacun coupera une mèche de cheveux (ses cheveux de bébés, car c’est la première fois qu’ils sont coupés). Après avoir coupé une mèche de cheveux, l’invité donnera de l’argent à l’enfant. L’enfant à la fin de la cérémonie sera rasé.

Cette cérémonie symbolise l’entrée dans la vie adulte de l’enfant, en lui souhaitant que celle-ci se fasse sans colère ou stress, mais avec intelligence.

Mon conseil : C’est une cérémonie de première importance, et en acceptant une femme mongole, vous avez bien sûr accepté ses coutumes et traditions. Essayez de négocier si vous avez une petite fille qu’elle ne soit pas entièrement rasée après la cérémonie, mais qu’on lui fasse une jolie coupe courte. Certaines familles mongoles le font, donc pourquoi pas vous.

Voilà, j’espère que cet article ne vous a pas effrayé, mais au contraire fait sourire, et si vous en avez l’opportunité, que cela soit avec une personne de Mongolie ou de n’importe quelle autre culture, donner envie de sauter le pas. Ce n’est pas toujours facile, mais on s’ennuie rarement, et je reste convaincu que pour les enfants, c’est une grande chance que d’avoir cette double culture.

Pour terminer sur une note positive dans l’éducation Mongole, je dirai que j’ai toujours été agréablement étonné du grand respect que les enfants et jeunes adultes ont envers leurs parents. Les enfants ne sortent pas ou très rarement avant leur majorité, et jamais par exemple, ils ne boiront d’alcool devant leurs parents. Le respect, en tout cas voilà une valeur très forte en Mongolie dont j’espère bien que mes enfants hériteront

11 réflexions au sujet de « Avoir des enfants avec une femme Mongole »

  1. hana dit :

    I really liked the article. The traditions may seem strange but they are actual cute. Like sniffing on boys that’s only men do that and mostly very close relatives very rare in a joking way and not really physically touching, clarifying this point. Bantan kids eat it not problem nothing wrong this that. Sheep tail sucking that is actually rare only in countryside so is putting sheep tail oil on stretch marks (only in countryside. If your wife put it you must suffered a great deal that smells ouch. I did put it once but no more the smell is strong. i agree like a whole farm…

    Overall cute article written with love for wife and her culture

  2. zul dit :

    Bonjour,
    Avec beaucoup de sourires et d’attentions on a lu votre article avec mon mari. Nous sommes un couple mixte. Nous avons aussi désaccords sur la vie quotidienne. Pour l’instant on n’a pas d’enfant donc mon mari n’a pas vecu « encore » votre expérience 😉 . en revanche vous êtes tombé peut-être dans une famille très traditionaliste. Pas tout le monde donne une queu de mouton, les jeunes couples choisissent les prenoms de leurs enfants. En ville les femmes n’allaitent plus comme avant jusqu’à 4-5 ans.
    Sinon donner les bains dans le the noir ( normalement c’est du the vert mais quand on a pas ajouté du lait on l’appelle du the noir) ou d’autre choses ca ne fera pas mal aux bébés. Mettre sur le corps la graisses du mouton a chaque famille il y a ses propres explications. Pour les cheveux, mes soeurs et moi ne sommes jamais été rasé les cheveux. Chacun son experience. En revanche est-ce que votre femme vous a expliqué que les enfants vont vous vouvoyer en mongol? 😉
    Je vous souhaite bcp de bonheurs et pleins d’autres aventures.

    1. admin dit :

      Bonjour, et merci pour votre commentaire.
      Fort heureusement, il ne m’est pas tout arrivé ! C’est un article mentionnant ce qui peut arriver, certains points sont une expérience de première main, tandis que j’ai assisté à d’autres. Ma femme n’a jamais insisté pour donner une queue de mouton à nos enfants, par contre notre ancienne responsable au bureau avait une petite fille qui mâchonnait tout le temps sa queue de Mouton, et à qui il m’était impossible de faire une bisous sur la joue.

      Ma fille a 3 ans cette année, et c’est la grosse discussion autour de ces cheveux : je veux bien faire une cérémonie et couper, mais pas raser. je vais me servir de votre commentaire comme argument 😉

      Merci pour votre précision sur le thé, et bon courage quand les enfants quand ils seront là. C’est plein de nouveaux défis mais c’est intéressant !

  3. Nemekhbayar dit :

    Très bon article, petite remarque tout de même : « Baasan » c’est un mot tibétain et un faux-ami. Effectivement, « baas » en mongol signifie « caca », mais « Baasan » en tibétain c’est la planète Venus et éventuellement un prénom.

  4. Khand dit :

    Bonsoir ,
    Ce n’est pas un “très bon article”, comme il y a beaucoup de déclarations inexactes sur la culture mongole. Surtout le paragraphe sur mères qui allaitent leurs bébés en public – il est pas plus vrai. Même ma maman jamais fait cela dans son temps ! et nous ne vivons pas dans les années 1950-60.
    Je ne pouvais pas empêcher de rire comme fou en lisant célà: ”Baasandalai signifie littéralement “Un océan d’excréments”. En réalité “Baasan” est un prénom Tibetain.
    Sur l’ensemble, vous avez réussi à projeter une image d’une femme mongole étant en arrière et pathétique. Un petit conseil: pour l’avenir, avant de publier ce genre d’articles, faire les réviser par les mongols.

  5. jeanphilippet et saihknaa dit :

    J’ai parcouru la page, et j’ai particulièrement apprécier l histoire du déguisement de lapin ma petite a 3 ans et est toujours un peux anxieuse quand il faut se coucher.En tout cas ça vas m’amuser d’essayer.Comme nous allons avoir notre premier garçon fin aout, j’ai deja choisi son prénom qui sera breton, j’aime l’idée de donner un deuxieme prénom mongol pour mon pti gas maman vas être mise a contribution pour le choisir.

  6. buk dit :

    Hey Jeanphilippet and saihknaa,
    This is a really great article. He knows Mongolian customs better than some city young people. Projecting image of Mongolian women backward? Are you ashamed of your own culture? The facts are real, you think they are backward. Also the name Baasan is Venus or Friday in Tibetan, but in Mongolian it means « shit », so we always make jokes if someone has a name as « Baasan ».

  7. zochin dit :

    votre article est intéressant parce q’il est le premier dans son genre. Mais je ne suis pas d’accord avec l’ensemble de l’image que vous avez tenté d’écrire. votre épouse est apparemment issue d’une famille de compagne, de surcroît très traditionnelle. J’imagine qu’elle a été élevée de cette maniéré et cela ne vous a pas empêché de l’aimer malgré le fossé qui vous sépare en matière de l’art de vivre. Il ne faut pas généraliser, il faut aussi étudier si vous avez l’intention d’informer ou d’avertir les autres. Apres tout, si vous tenez tant à votre mode de vie européenne, je me demande comment c’est possible que vous avez été attirée par cette fille traditionnelle? Je suis née en 1974 et je n’ai jamais été rasée et je ne connais personne parmi mes copines qui ont été rasée. La Mongolie est un pays plein de contrastes!!

  8. Richard dit :

    Au sujet des différences culturelles, j’ai une question qui me turlupine depuis longtemps…et ce message aura un écho négatif. Pourtant loin de moi de vouloir dénigrer le peuple mongol. Je pars simplement d’un constat par rapport à mes expériences avec eux.

    Je suis français, j’habite en Russie depuis plus de 10 ans. De ce fait, j’ai pu rencontrer beaucoup de mongols, principalement à Moscou et j’avoue que je suis plutôt très très déçu. Je m’explique : on dit toujours que le peuple mongol est accueillant, sympathique, avec de vraies valeurs et tout le tralala… c’est fort possible…en Mongolie ?.

    Malheureusement j’ai l’impression que les mongols qui vivent en dehors de leurs frontières sont très différents et ne prennent que le mauvais côtés des habitants du pays dans lequel ils sont. Et c’est ma question : les mongols de Mongolie sont-ils différents des mongols vivants en dehors de leurs frontières ?

    Comme je l’ai indiqué plus haut, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de mongols mais aussi des bouriates, yakoutes, tchouvache, Kalmouks et j’en passe. Avec tout le monde cela s’est bien passé alors qu’avec les mongols je n’ai eu que des problèmes. Déjà j’étais très déçu qu’ils se foutent complètement qu’on s’intéresse à leur culture. Il sont très fermés et ne cherchent pas spécialement à sympathiser avec tout ce qui n’est pas « mongol » ou à vous faire découvrir leur culture. Donc très communautaires, bien plus que les chinois que j’ai trouvé beaucoup plus souriants, ouverts et prompts à parler de leur culture, traditions, etc…si vous leur demandez. Avec les mongols, c’est au mieux un « je sais pas », et au pire « pas de réponse » du style, « tu m’emmerdes avec tes questions ». J’ai rencontré (et depuis environ 3 ans et de manière continue) plus d’une centaine de mongols et eu des expériences avec eux dans divers contextes (amical, sentimental et professionnel), ce qui me fait penser que je ne fais pas d’un exemple une généralité et que j’ai eu un panel assez représentatif du peuple mongol donc. Le seul bémol à mon expérience c’est que c’était tous des mongols vivants en France ou en Russie (mais 90% de mes rapports avec les mongols étaient en Russie).

    Mon constat ; je les trouve fiers à limite de l’arrogance, les filles capricieuses qui se prennent pour des princesses et plutôt vénales, beaucoup de gens ne tiennent pas leurs promesses, hypocrites, etc. J’étais vraiment très déçu car c’est aux antipodes de ce qu’on peut lire habituellement un peu partout sur les mongols. Force est de constater que j’ai toujours eu d’excellentes relations avec les bouriates pour ne citer qu’eux (et qui sont pourtant aussi des mongols de par leurs racines) alors qu’avec les mongols, les contacts étaient très difficiles et quand ils se faisaient, se dégradaient très vite. Donc une fois, deux fois, trois, dix fois…un problème arrive (personne irrespectueuse, promesses non tenues, gens qui ne cherchent qu’à vous utiliser, etc…) j’ai commencé à me poser la question si tous les mongols étaient comme ça ou si c’est seulement les mongols ne vivants pas en Mongolie ? Les mauvaises langues diront que le problème c’est peut-être moi et que je n’ai eu que des réponses du berger à la bergère, mais sincèrement je ne le pense pas. De plus j’ai vécu beaucoup d’expériences dans des contextes différents et avec des gens différents. D’ailleurs je n’ai aucun souci avec d’autres ethnies. Seulement et toujours avec les mongols. Alors ? J’étais même assez proche d’une amie mongole qui était assez ouverte et quand elle est retournée vivre en Mongolie, elle m’a très vite oublié, ne souhaitant pas plus que ça, garder le contact. Pourtant nous étions bons amis. Idem avec des mongols avec qui j’ai travaillé et avec lesquels j’avais de bonnes relations. Oublié du jour au lendemain dès qu’ils sont repartis en Mongolie. Je pourrai citer beaucoup d’exemples dans divers contextes, mais cela me semble inutile.

    Bref, j’avais prévu d’aller en Mongolie, d’étudier la langue mongole (mes discussions ne se faisaient qu’en russe), etc…mais devant tant d’indifférence, de comportements irrespectueux, de promesses non tenues, et de manière générale, le trait le plus commun à tous et qui ressort beaucoup, une fierté à la limite du mépris, j’ai été très déçu. J’en suis arrivé à me dire que finalement le peuple mongol ne mérite qu’on s’intéresse à lui car il ne fait rien pour se rendre agréable non plus. Après réfléxions, je me suis dit que ma conclusion était peut-être erronée parce que justement mon expérience, bien que riche et multiple, se « limite » toutefois à des mongols vivants hors de leurs frontières, ce qui peut modifier leurs comportements ? (un peu comme le touriste qui se fout de tout parce qu’il n’est pas dans son pays). Mais du coup j’ai du mal à savoir si les traits plutôt négatifs décrits plus haut sont typiques des mongols ou simplement le fruit d’une « mauvaise » adaptation à leur pays d’accueil (dans mon cas, principalement la Russie) ?

  9. Cédric dit :

    Salut,

    Très bon article !
    Ma copine est Mongole et je suis allé en Mongolie. Tout est vrai !
    Moi je trouve tout cela très drôles, nos différences sont vraiment le piment qui agite la vie.
    Sinon oui je suis assez contre que les mongoles usent « leurs manières » de médecine.

    Merci !

  10. Guest dit :

    Bonjour,

    Je suis moi même d’origine mongole, mais ai grandie en Europe. Je me suis beaucoup intéressée à la culture et aux gens de mon pays natal. Malheureusement, je fus très déçue comme vous, Richard. Je me persuade que c’était de la malchance, que je suis tombée sur un cas exceptionnel… Bref, en tout cas une expérience que je ne voudrais plus revivre.
    Y a quelques mois j’ai fait la connaissance d’une femme mongole qui dans les premiers temps s’était donnée beaucoup de peine à me sympathiser. Même si je ne voyais pas beaucoup de points communs entre nous, elle a réussi à gagner ma sympathie. Au fil du temps j’ai cru qu’une amitié s’était installée entre nous. Comme elle était une personne en situation irrégulière, ma solidarité féminine a essayé de compatir avec son histoire et de l’aider dans la mesure où cela m’était possible. Ceci m’a coûté côté énergie, temps et finance. Après avoir été nourrie et logée par mes soins pendant des mois, elle ne me contactait plus que pour me demander des services (traduire, prêter de l’argent…). À un point où je commençais à en avoir marre. Au niveau de l’amitié il n’existait aucun équilibre, elle ne faisait que prendre et elle ne m’amenait que des ennuis. Ce que mon for intérieur trouvait louche était qu’elle avait beaucoup de produits de luxe (sacs à main, lunettes, vêtements, cosmétiques), n’utilisait que les dernières des technologies et était à mon goût un peu trop superficielle (passait des heures à faire des selfies). Mais je ne me suis pas permise à la juger… Mais cette relation était devenue malsaine, je commençait à dormir mal, à ressentir de la colère envers cette personne. Je lui ai fait part de mes sentiments, elle m’a affirmé que j’avais tort de douter de son honnêteté. J’ai voulu la croire.
    Finalement elle ne m’a jamais rendu ce qu’elle me devait ce qui correspondait à de plusieurs centaines d’euros, plus m’a volé des objets de valeur et a disparu dans la nature. J’ai finalement réussi à trouver un numéro par un intermédiaire pour la contacter, sans me laisser parler elle m’a simplement insultée. Incroyable!! J’ai appris par la suite qu’elle avait fait pareil avec plusieurs autres personnes. Ceci m’a beaucoup affectée, pendant des mois je dirais. On se sent utilisé, et même plus…J’imagine que cette personne est inconsciente de ses actes, motivée seul par la concupiscence du matériel. Ma conclusion est que je suis mal tombée avec cette personne certes, mais je pense qu’elle n’est pas un cas isolé en Mongolie et ailleurs dans le monde où le matérialisme se heurte à la misère.

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