Les animaux emblématiques de Mongolie

Nombreux sont les fascinants animaux de Mongolie! À l’image du pays,  ils sont sauvages, rudes et tous étonnants! Horseback Mongolia vous propose une petite sélection des plus intéressants mammifères du pays.

Bien sûr, tous ne pouvaient pas rentrer dans notre top 10, et nous reviendrons bien vite avec d’autres articles sur le sujet!

 

Le loup de Mongolie

loup mongol

Le loup de Mongolie, ou Canis lupus chanco, est un animal à la fois respecté et craint en Mongolie. Le loup de Mongolie est une sous-espèce du loup Canis Lupus, parmi les 32 existantes. Il mesure en moyenne 70 cm au garrot, pour un poids de 40 à 50kg. Le plus gros jamais enregistré pesait quant à lui près de 100kg pour 2m de long au total! La Mongolie représente le deuxième pays du monde à abriter la plus vaste population de loup, on en dénombre plus de 30.000. Ce n’est pas une population menacée.
Animal au comportement fascinant et très sociable, il vit comme ses cousins européens et américains en meute. Une stricte hiérarchie sociale est toujours respectée chez le loup, avec un couple de dominants et de nombreux descendants. La cellule familiale peut comporter jusqu’à 30 individus en Mongolie.
On dit des loups que ce sont des animaux extrêmement fidèles, un couple étant uni pour la vie. Son pelage fauve lui permet un excellent camouflage dans son milieu, dans les steppes mongoles, les zones désertiques du Gobi, et plus au nord aux abords des forêts de Taiga, proche de la frontière Russe, et les montagnes de l’Altaï. Son territoire est très vaste, car c’est un animal endurant, qui peut parcourir de très grandes distances.
C’est un carnivore qui se nourrit de tous les animaux qu’il peut attraper, allant des plus petits mammifères à d’autres plus gros que lui (des tailles allant des petits rongeurs à des gazelles en passant par le mouton ou l’ibex).

C’est un symbole pour tout le pays, car il est dit dans une légende que le grand conquérant Gengis Khan lui-même descendrait d’un loup bleu (Börte Chino, représentant le ciel) et d’une biche (la terre) . Il est donc regardé comme le souvenir des ancêtres et est ainsi célébré traditionnellement. Il symbolise également la nature. C’est un des animaux, avec le cheval, qui est le plus présent dans l’histoire mongole.
Dans le chamanisme mongol, le loup est un vecteur entre le Dieu Tegger (du Cosmos), les hommes et les animaux. Il aiderait à faire transiter les âmes des défunts vers Tegger.
Comme tous les loups, c’est un animal dur à observer ou approcher, car très prudent et timide contrairement à ce que l’on pourrait penser. Ceci renforçant son côté mystérieux.

Le loup est aujourd’hui craint et respecté pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les éleveurs de bétail ont des sentiments mitigés vis a vis du canidé, car il représente deux rôles: celui de prédateur qui se nourrit du bétail, mais a la fois aussi celui de garant de la bonne santé du troupeau (le loup est un animal opportuniste et s’attaque généralement à des animaux malades ou blessés, des cibles plus faibles et donc faciles pour la chasse en meute). Il est donc un « médecin » de l’écosystème de la steppe.

En Mongolie, la chasse au loup est rendue possible par les autorités aux mois de Février et de Mai, et revêt une grande importance au regard de la population mongole. Dans le pays, le loup est aussi un symbole de chance. Pour un mongol, être capable de voir un loup et d’en chasser un au moins une fois est considéré comme porte-bonheur pour toute une vie.

 

 

Le Manuul ou chat de pallas 

Manul

Le Manuul, ou chat de Pallas, est un gros chat sauvage que l’on trouve en Asie Centrale. Ce félin à large poil, possède son proper genre: l’Otocolobus. Il se distingue des autres félins par une particularité notable: des pupilles rondes. Ceci lui donnant un caractère presque humain, avec une pléiade d’expressions faciales, c’est un animal vraiment remarquable. À peine plus gros qu’un chat domestique, il peut peser jusqu’à 5kg.

De petites pates, des oreilles proches de la tete et courtes, et un pelage extraordinairement large (on dirait qu’il porte un manteau) font que ce gros minou est très bien adapté aux durs terrains sur lesquels il vit. D’ailleurs son pelage change de couleur en fonction des saisons (de gris-blanc vers l’hiver à gris-orangé au printemps). Cela lui permet de se camoufler, adoptant une couleur proche des rochers où il se terre.
C’est en Russie, Chine, Iran, Tibet, Kazakhstan et Mongolie que l’on le trouve sur des terrains de steppe rocheuse et désertique. La neige ne lui fait pas peur, et tient bien les températures négatives jusqu’à -40 degrés Celsius!

Le chat de pallas est comme la plupart des félins polygame, c’est à dire qu’il peut s’accoupler avec différentes femelles, sur la période de décembre à mars. Les femelles peuvent avoir 5 chatons par portée, cependant la mortalité infantile est élevée, due à un système immunitaire déficient. Un tiers seulement des chatons deviendront adultes.

Mignon peut-être, cela reste un chat sauvage, et donc il est impossible à apprivoiser. D’ailleurs son caractère solitaire l’empêche d’être approché. Prédateur carnivore, il se nourrit de rongeurs, dont le pika, les écureuils terrestres, de chauve-souris, de quelques insects et de petits oiseaux.  Il utilise les terriers abandonnés des rongeurs et autres marmottes comme habitat, et se fond très bien dans son décor naturel, entre des rochers, et des grottes.

Malheureusement chassé en raison de sa fourrure, il demeure menacé en raison de la rareté de certaines de ses proies, empoisonnées dans certains pays comme en Russie. Également, son espace se restreint avec le développement des villes, et la pollution humaine entraine l’espèce vers l’extinction. Si c’est un animal protégé, car répertorié comme animal en voie d’extinction, le commerce de sa fourrure est réglementé, et il est devenu interdit de le chasser en Mongolie et certains autres pays. Seulement, la loi ne peut-être appliquée partout, pour cause de financement.

 

  

Le Takhi (Le cheval de Przewalski)

Przewalski horse

Si il est un animal emblématique de la Mongolie, le Takhi représenterait bien celui-ci.

Il est le dernier véritable cheval sauvage encore existant  dans le monde. Réellement different du cheval domestique que nous connaissons, il a été pour la premiere fois décrit par un naturaliste polonais du nom de Prezwalski en 1881. Tellement majestueux dans son milieu naturel, il a été réintroduit suite à son extinction dans les années 1960 causée par de nombreuses chasses organisées notamment par les Russes à cette période. On le trouve actuellement à deux endroits du pays, au parc national et reserve naturelle de Khustai, et dans la zone B protégée du Gobi, au Sud-Ouest de la Mongolie.

Qui mieux que notre Horseback avec un tel nom pouvait vous presenter cet animal si caractéristique et qui peut-être rencontré sur certains de nos circuits? Voici un article plus complet sur le Takhi, que nous avions déjà publié ici: http://www.voyage-mongolie.com/guide-mongolie/activite/chevaux-sauvages-przewalski/ .

 

 

Le Souslik à longue queue

Souslik Asie

Petit rongeur terrestre, sorte de petits écureuils des sables, le souslik à longue queue ressemble de très près à une marmotte, et comme elle, vit dans des terriers. Il n’est donc pas à confondre avec un  écureuil commun européen qui vit lui dans les arbres.

On le retrouve dans le nord de la Mongolie, dans les province du Khangai, du Khovgol, et de la région montagneuse du Khentii, et au sud-ouest du pays dans la région de l’Altai-Govi. Il occupe ainsi des terrains complètement différents, pour une population qui peut varier d’un groupe de 250 individus au km2 par endroits (larges plaines et steppes), à 1 voire 2 individus seulement par km2 dans des zones de montagnes.

C’est un mammifère diurne, mais qui est le plus actif au crépuscule. Il se nourrit d’herbes et de céréales, aussi bien que d’insectes. C’est un animal qui hiberne tout comme la marmotte, pendant la période d’octobre à la mi-avril, et stock par avance sa nourriture pour toute cette durée. Une femelle peut mettre au monde jusqu’à 9 petits, 30 jours après l’accouplement. La période de reproduction dure pendant le printemps.

C’est un animal n’est pas menacé actuellement, suite à la baisse de la chasse pour sa peau. 50 ans auparavant, il était chassé presque tous les ans un nombre d’un demi-million d’individus.

 

 

Le léopard des neiges

snowleopard

Animal légendaire et mystérieux, le léopard des neiges est aussi appelé panthère des neiges. Il est très rare de l’observer, dans les régions de l’Altai et du Khangai, sur les sommets de haute montagne.

Il est en Mongolie, le félin le plus grand, avec une taille avoisinant les 1,30 mètres, pour un poids de 35 a 55kg. Très bon grimpeur, il se perche sur les hauteurs, roches et pentes des sommets avec une facilité déconcertante, à l’aide de sa longue queue qui lui permet de garder l’équilibre.

C’est un animal encore peu connu, du fait que peu de rencontres et de recherches ont pu être effectuées à son sujet. On dit que l’espèce est en déclin sur la Mongolie, causé par le braconnage et le nombre décroissant de proies sur son territoire. Il se nourrit essentiellement de mouflons, bouquetins et autres ongulés vivant en haute altitude. C’est un animal opportuniste et fin chasseur, qui n’hésite pas à attaquer d’autres mammifères tels que des cerfs, marmottes, lièvres ou sangliers en redescendant de la montagne. Il rentre d’ailleurs en conflit avec les éleveurs de chèvres et de moutons du pays. C’est un chasseur essentiellement diurne, mais qui peut, tout comme les panthères voir et chasser la nuit.

Très bon sauteur, sa musculature lui permet de sauter de rochers en rochers sur des pentes ardues, et peut effectuer des sauts de près de 6 mètres de haut et sur une longueur maximale de 15 mètres! Sa forme athlétique le rapproche plus du guépard que de la panthère, avec de fortes et longues pattes arrières lui permettant ces sauts hors du commun.

Son pelage est quant à lui très épais et long, renouvelé 2 fois par an. Sa robe caractéristique de gris-pâle ou crème, avec un ventre tout blanc et des tâches sur le dos, lui permet de se confondre avec son environnement. Il est donc très bien adapté à son milieu, avec une possibilité de rester en très haute altitude, entre 2000 et 6000 mètres.

Le léopard des neiges est un solitaire, et couvre un territoire très vaste (on dit qu’un couple de léopards des neiges couvre un espace de la taille d’une vallée). Il ne se reproduit que de janvier à mars, et peut avoir jusqu’à 5 petits par portée. Les petits naissent après 3 mois de gestation, aveugles pendant une semaine. Ils se sépareront de leur mère après 7 mois. La population de léopards des neiges est la deuxième plus grande au monde en Mongolie après la Chine. On estime entre 500 et 1000 individus en Mongolie, sur une surface de 101.000 km2.

Les menaces principales pour ce félins sont le braconnage, les exactions suite à la perte de bétail par les éleveurs, la perte de leur habitat ou réduction du nombre de proies suite à l’activité humaine (dont les activités minières dans le sud de la Mongolie).

 

  

Le mouton argali

argali

C’est le plus gros mouflon sauvage qui existe, l’argali est un ovin qui vit en Asie centrale, en Chine, dans l’Himalaya et en Mongolie. Sa taille varie entre 1,4 et 1,6 metres au garrot, et pese jusqu’à 120kg.

Il se distingue par son pelage de couleur jaunâtre clair ou marron-gris foncé. Les femelles aussi bien que les mâles ont des cornes, ces derniers ont les plus longues, allant jusqu’à 1,25m de long pour 50cm de circonférence. Les pointes sont dirigées vers l’extérieur. Ces cornes en elles-mêmes peuvent peser 22kg! On différencie autrement les mâles des femelles par leur robe, ils disposent d’une collerette blanche autour du cou, et une crête le long du dos. Ils sont plus larges que les femelles. Leur pelage est renouvelé 1 fois par an, avec une robe clair et des poils plus épais pour l’hiver et une plus sombre en été.

Le mouton argali est un animal de haute montagne et son habitat est généralement situé entre 1300 et 6000m au dessus du niveau de la mer. Il se nourrit de graines et d’herbe, comme tous les herbivores ruminants, dans un environnement souvent sans arbres, et chose intéressante : les mâles restent souvent plus en contrebas, là où l’herbe est plus grasse et abondante. Ils restent en troupeau à l’écart des femelles tout au long de l’année, sauf en période de reproduction, en automne et au début de l’hiver. Ils se battent alors entre eux, entrechoquant leurs magnifiques cornes pour gagner l’accès aux femelles disponibles. Un agneau met 6 mois à venir au monde et est nidifuge, c’est à dire totalement autonome pendant quelques jours, puis requiert l’aide de sa mère. Un argali vit en moyenne de 10 à 13 ans et les males sont les plus durables.

Les grandes menaces pour l’argali sont la chasse (principalement pour ses grandes cornes), l’avancée du bétail sur son territoire, et les prédateurs carnivores que sont le loup et le léopard des neiges.

Des efforts ont été entrepris pour protéger l’argali en Mongolie, avec notamment la réserve Ikh Nart dans la province du Dornogovi, à quelques 600km au Sud ouest d’Oulan Bator.

On y estime aux alentours de 600 moutons argali dans cet espace. D’ailleurs, un monument a été érigé à Oulan Bator pour commémorer cet imposant animal, juste en face du musée d’histoire naturelle de la capitale. Une fière statue en bronze massif à l’effigie du mouton.

 

 

Le Saïga (Saiga tatarica Mongolica) 

saiga

La Saiga est la seule antilope eurasiatique qui existe. Ses origines sont assez floues, mais on pense qu’elle évoluait dans des larges étendues sans arbres et sur des collines, sur un territoire très vaste entre l’Europe et l’Asie. C’est un mammifère menacé de disparition.

Avec un museau qui ressemble à une trompe caractéristique, qui la différencie des autres antilopes, la Saiga (nom russe qui signifie « antilope ») est un animal tout à fait particulier.

Elle n’est pas très grande, avec pour taille de 1m a 1m45 pour 21 a 50kg.  L’antilope eurasienne a un pelage qui évolue sur les saisons, passant d’un blond-roux léger pendant les saisons chaudes, à blanc pour l’hiver.

De belles cornes annelées d’un maximum de 30cm viennent habiller les mâles seulement. D’ailleurs il est possible de déterminer leur âge grâce à la taille de leurs cornes, par exemple de 7 à 10 cm pour 1 an, et puis la courbe du S vient à se montrer dès l’âge de 2 ans.

C’est un animal très rapide, à l’instar du guépard africain, elle peut accélérer pour des pointes à près de 100km/h sur une courte distance, ce qui la protège de multiples prédateurs. Très endurante, elle peut courir sur plusieurs kilomètres à près de 40km/h.

Cet herbivore serait apparu au cours de la dernière période glaciaire, et aurait vécut sur une large étendue de territoire, depuis l’Asie centrale, en Europe et jusqu’en Amérique. Aujourd’hui, On retrouve cet animal dans des plaines d’Asie centrale, en Russie, au Kazakhstan, et en Mongolie. En Mongolie il existe une sous-espèce de Saiga, la Saiga tatarica Mongolica, reconnue comme telle et qui compte environ 3000 individus, dans la Province de Gobi-Altai, dans la partie ouest du pays, dans le bassin préservé de l’Altai-Sayan et celui des grands lacs de la Province de Khovd.

La Saiga est un animal fragile, et qui ne se reproduit que sur une période de 2 semaines par an. Il vit sous la menace permanente de l’homme et de la compétition du bétail pour les territoires qu’il occupe, du braconnage, et des conditions climatiques sévères de la Mongolie (les hiver des années 2000 en ont décimé une grande partie). Cet herbivore a une santé précaire, fruits de gènes sensibles aux maladies, et tout récemment en 2015, une surmortalité de la population de Saïga au Kazakhstan s’est avéré dramatique, avec près de 200.000 animaux découverts morts au mois de Mai. On suppose que le climat a joue un rôle important dans cette hécatombe, avec un hiver relativement dur, causant une fragilité du système immunitaire de l’animal, et après un changement brutal de température et des pluies abondantes,  les animaux se seraient nourris d’herbes sur des sols humides apportant des bactéries.

Ainsi la Saiga eurasienne, en proie à de nombreuses menaces, reste protégée, et de plus en plus d’efforts soutenus par le gouvernement Mongol et d’autres pays concernés, tendent à décourager le braconnage.

 

 

Le Khulan (Equus hemionus)

khulanCrédit photo: Anne-Camille Souris, pour l’Association Goviin Khulan

 

Le Khulan (Хулан en Mongol), est l’une des 5 sous-espèces de l’Hermione sauvage d’Asie. Il fait partie de la famille des équidés, regroupant le cheval domestique, le cheval de Przewalski, le zèbre, et tous les ânes domestiques et sauvages d’Afrique et du Tibet (le Kiang).

On le retrouve essentiellement en Mongolie dans le désert de Gobi, et dans le nord de la Chine. Auparavant une partie de la population de Khulan existait aussi au Kazakhstan et en Russie, au sud de la Sibérie. Ces derniers ont été exterminés, par des campagnes de chasse. La population de Khulan en Mongolie serait estimée à près de 14.000 individus, chiffres à prendre avec des pincettes, car très peu d’études ont été réalisées pour le recensement.

Animal herbivore, le Khulan se nourrit d’herbes, et végétations locales tels les petits arbustes des zones rencontrés sur son territoire. Dans le désert de Gobi, le Khulan est un animal particulièrement bien adapté aux conditions arides, et peut pendant les périodes sèches de l’été, creuser à même le sol pour trouver des sources d’eau peu profondes, dans des lits de rivières asséchées. C’est un animal utile pour la survie d’autres espèces, puisque d’autres mammifères reprennent par la suite ces trous pour leurs propres besoins. Ils sont devenus très vite indispensables même pour les hommes dans le désert de Gobi, suite à l’abandon dans les années 90 de nombreux puits creusés sous la période communiste et qui marquaient les points d’eau sur la région.

Les principales menaces pour le Khulan sont le braconnage, et l’activité d’élevage. Le bétail rentre en compétition avec le Khulan pour les précieuses ressources que sont l’eau et les pâtures. Les grands axes routiers et voies de chemin de fer (Ulaanbaatar-Pékin notamment) contribuent à engendrer un rapprochement entre le bétail et l’animal, et favorisent ces problèmes. Ils sont aussi victimes d’attaques de prédateurs comme le loup, mais peuvent s’échapper assez facilement, grâce à une vitesse de course de près de 65 kilomètres à l’heure.

 

  

Le chameau de Bactriane

chameau

Le chameau bactrien est une espèce endémique des steppes d’Asie centrale. Il se distingue du dromadaire par ses deux bosses.

On le trouve communément en Mongolie, et au Nord-Ouest de la Chine. Sont nom de Bactriane fait référence aux premiers écrits sur la domestication de cet animal, depuis la Province de Bactria sous l’Empire Perse (entre le IIIème et IIème siècle avant J.C, localisée entre l’Afghanistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan). On pense que sa première domestication remonte à près de 4000 ans.

Il est utilisé pour ses nombreuses qualités. L’animal étant très costaud, pour une taille de près de 2 mètres de haut (en comptant les bosses), il sert de bête de bât pour les voyages dans le désert. Il donne du lait, sa fourrure sert pour la fabrication de nombreux habits, duvets et cordes, et ses excréments sont très importants pour les éleveurs des régions arides (utilisés comme combustible dans toute la région). Sa viande est aussi une ressource précieuse.

Dans des zones ou les ressources en eau se font rares, il est tout à fait adapté grâce à ses deux bosses, servant de réservoirs. Il est d’ailleurs étonnant de constater qu’il puisse boire jusqu’à une centaine de litres d’eau en une fois! Il a une peau très épaisse et dure pour se protéger efficacement de la chaleur, et un système lui permettant de se prémunir des tempêtes de sable, grâce à 2 rangées de cils lui couvrant les yeux. Le froid également ne lui fait pas peur, puisque sa fourrure agit comme une barrière thermique. C’est un animal qui se nourrit de végétaux, d’herbes, de petits arbustes, de graines et de feuilles.

On compte a peu près 1000 chameaux sauvages évoluant dans le désert de Gobi, puis d’autres populations dans d’autres pays tels que l’Iran, l’Afghanistan, la Turquie et la Russie. La zone frontalière avec la Chine est l’endroit idéal pour le chameau de Bactriane pour habiter, et il représente à juste titre l’icône du désert de Gobi, pour son coté rustique et extrême. Il est organisé de plus en plus d’évènements pour le célébrer, à l’instar du Festival des 1000 chameaux entre le 6 et 7 mars de chaque année, dans la province de l’Ömnögovi.

 

 

Le Mazaalai (l’ours de Gobi)

mazalai

Un animal bien rare et mystérieux, le Mazaalai ou l’ours à poils long de Mongolie est l’un des plus menacé du pays. C’est l’ours le plus rare de la planète.

Avec plus que quelques dizaines d’individus actuellement vivants au désert de Gobi, la population de Mazaalai se réduit de plus en plus du aux conditions climatiques changeantes, le manque de nourriture et d’eau. Comme pour beaucoup d’animaux sauvages il rentre en compétition pour les terres de plus en plus appropriées par le bétail des éleveurs de la région. Les pièges ou des accidents sont possibles, rendant leurs conditions de vie bien plus difficiles encore.

Les ours vivent en solitaires et s’exposent à des combats entre eux s’ils se rencontrent sur un même territoire. C’est un animal qui vit dans des zones protégées du Gobi, sur les hauteurs, et entre les rochers.

Avec un pelage long comparé aux ours bruns, sa couleur ambrée ressemble plus aux grizzlis américains. C’est un gros mammifère qui peut atteindre des tailles de 150cm pour un poids maximal de 138kg. Il est fait pour le dur climat mongol, avec un pelage plus épais, et une carrure pour résister aux extrêmes différences de température existant dans la region (très chaud la journée, à très froid durant la nuit). Comme ses cousins américains et européens, il se nourrit de baies, de racines de rhubarbe et de petits rongeurs, et hiberne pendant la période hivernale.
Le gouvernement Mongol a lancé une campagne de sensibilisation et de protection de l’espèce depuis 2013, l’année du Mazaalai, et a même refusé des permis d’exploitation minière pour préserver son territoire déjà restreint.

 

 

 

Pour illustrer davantage cet article, voici une petite video depuis le Facebook du National Geographic pour la Mongolie. De belles image et des moments rare d’observation de ces animaux sauvages!

Avez-vous remarqué qu’aucun volatile n’apparait dans ce top 10 des animaux emblématiques de Mongolie? C’est parce que nous préparons un autre article à ce sujet, traitant de l’aigle royal, et autres oiseaux pleins de couleurs pour le plaisir des yeux.

S’il existe bien sûr d’autres animaux iconiques, tous les décrire ne contribuerait qu’à rendre cet article  indigeste pour vous. La Mongolie est un territoire fascinant avec une faune et une flore vraiment unique, qu’il est intéressant de vraiment découvrir en prenant le temps, à tout moment de l’année (même si en hiver, je vous l’accorde, il fait un peu froid pour un français!).

En espérant vous avoir passionné comme moi pour ces choses velues sur patte qui représentent si bien la diversité et le côté sauvage de la Mongolie, nous reviendrons vers d’autres beautés très prochainement!

6 réflexions au sujet de « Les animaux emblématiques de Mongolie »

  1. Richard dit :

    Très intéressant, merci!

    ps; juste une petite faute de frappe sur le sujet du « Manuul ». « empoisonnées dans certains pays comment en Russie ». C’est pas « comment » mais « comme en » 🙂

    1. admin dit :

      Bonjour Richard,

      Merci pour votre commentaire. Erreur rectifiée!
      Bonne journée

  2. Joce bouzin-chard dit :

    Très instructif …merci beaucoup

  3. michel dit :

    Magnifique !!!!!

  4. Richard dit :

    ps: Un article (ou plus) sur les superstitions, les symboles (chiffres, couleurs, etc…), les croyances, la mythologie mongole, etc.. serait le bienvenu aussi :)))

  5. daniele dit :

    Bonsoir
    on pourrait protéger les espèces menacées de Mongolie comme l’ours.

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